Vous sentez que quelque chose vous empêche d’avancer et prendre les devants dans votre vie, que ce soit d’un point de vue professionnel, personnel, familial, etc. ? Vous vous sentez bloqué, pas tout à fait épanoui ou heureux, et vous ne parvenez pas à juguler ce processus qui vous procure stress, frustration et culpabilité au quotidien ?

Sachez que ces dernières années, la technique de l’autocoaching a occupé le devant de la scène : psychologues, hypnotiseurs, ou encore coaches spécialisés, tous enseignent cette technique de « sortie de crise », dont le but est de savoir le reproduire seul, à la maison. Alors, que vaut vraiment l’autocoaching, et comment devrait-on aborder cette technique ? Réponse.

L’autocoaching : qu’est-ce que c’est ?

Vous avez tenté de prendre de bonnes résolutions : par exemple, arrêter de fumer, vous mettre au sport, libérer du temps pour vous, dire enfin non à votre employeur, changer de travail, renouer contact avec un proche.

Si vous avez constaté que derrière ces tentatives se cachait plus souvent l’échec que le succès, et qu’en plus, cet échec vous procurait un sentiment de culpabilité, de frustration ne faisant qu’empirer au fil du temps, peut-être l’autocoaching pourrait-il y remédier ?

A l’origine de l’autocoaching : le coaching

Selon la définition qu’en donne le Dôjô, centre de formation au coaching et à d’autres métiers de la relation d’aide, le coaching serait « l’art de guider les personnes ou les systèmes vers un avenir plein de promesses tenues. Une profession en plein essor, qui répond à l’évolution de notre société en perpétuel changement ».

L’autocoaching : du « coaching à soi-même »

L’autocoaching consiste à appliquer les préceptes du coaching à soi-même sans l’aide d’une personne extérieure : on est son propre coach. Pourquoi ça fonctionne ? « La personne qui nous accompagne en permanence, c’est nous-même, explique Jane Turner, coach, psychologue et cofondatrice du centre de formation Le Dôjô. Il est possible d’avancer seul. En se posant les questions à haute voix, on s’entend parler, c’est déjà une prise de recul, une distanciation, une mise en perspective. »

Quels objectifs ? Quels résultats ?

L’autocoaching est une méthode de questionnement centrée sur soi-même en vue d’obtenir un résultat concret. Résolument orientée vers l’action, la technique permet de lever les freins immédiats à sa réussite. Elle guide celui ou celle qui la pratique dans un parcours bénéfique de changement personnel, en permettant de devenir l’acteur de sa propre transformation.

Comment le pratiquer ?

Evidemment, sans connaissances, impossible de le pratiquer tout seul. Alors, pourquoi ne pas commander le Petit Manuel d’Auto-Coaching de Philippe Bazin et Jean Doridot (InterEditions, 2013) ? De tous les ouvrages sur l’autocoaching, celui-ci est réputé très complet. Pour chaque chapitre, la partie “théorique” ou “descriptive” fait place à une partie “exercice” de mise en pratique. Les exercices de mises en pratique sont si nombreux que personne ne s’est encore targué de les avoir tous testés. On parie que vous y arrivez ?

Et après ?

Coaching et autocoaching ne sont qu’un versant des métiers de la relation d’aide. Il en existe d’autres, telles que la PNL (programmation neurolinguistique), l’hypnose (et désormais l’autohypnose), la psychothérapie, les stratégies brèves, etc. Notez que l’ouvrage conseillé ci-dessus aborde l’ensemble de ces techniques à travers les différents exercices.

L’autocoaching : les limites

Pour de nombreux coachs, cependant, l’approche personnelle via les livres ne remplace pas l’accompagnement par un professionnel – logiquement, ces personnes défendent leur activité bec et ongles. Qui a raison, qui a tort ? S’il est difficile de faire la part des choses, il est toujours intéressant d’entendre les deux sons de cloche.

Dans cet article détaillé sur le site d’ithaquecoaching.com – et bien que le parti pris du coach nous apparaisse dès les premières lignes – les limites de l’autocoaching deviennent plus claires :

  • Le principe « du poisson qui tourne dans son bocal » : du fait de notre tendance à réfléchir toujours de la même manière, de nos filtres, de nos opinions, de nos convictions, pas toujours conscientes, certaines réflexions peuvent tourner en boucle, des jours, des mois, des années, avec le sentiment qu’il n’existe finalement pas de porte de sortie.
  • Une résistance inconsciente au changement : ce qu’on appelle les « mécanismes de survalorisation ou de dévalorisation » (tout en ayant l’impression d’être parfaitement objectifs), « les stratégies d’évitement » parvenant à nous tromper nous-mêmes (souvent, malgré la volonté de s’en sortir !) sont un frein, que parfois seule une personne extérieure pourra détecter, puis désactiver.

  • Les recettes toutes faites des livres, sites et blogs: même alléchantes et remplies de bon sens, elles ignorent les spécificités de chaque personne (sexe, âge, contexte social, historique professionnel, familial, sentimental). Outre la déception d’une solution inefficace, elle peut, par l’utilisation d’outils inadaptés, entraîner une pression supplémentaire auto-imposée, et la culpabilité de ne pas y arriver.
  • La rareté de mises en action effectives : les nouvelles connaissances acquises par les livres, si elles ne sont pas suivies de mises en action concrètes, destinées à se rapprocher de la situation désirée, ne servent qu’à alimenter un processus de culpabilisation supplémentaire. C’est d’ailleurs à ce moment précis que le coach conseille de ne plus hésiter, et de venir le consulter.

Vous l’aurez compris, l’esprit humain se heurte parfois… à lui-même. Et ces barrières, ces portes fermées qu’il a mises en place, sciemment et pourtant inconsciemment, peuvent nécessiter l’intervention d’un spécialiste pour les désamorcer.

Notre conseil ?

Il s’agit d’engager votre processus de réflexion sans précipitation, et surtout, à moindres frais : notez que sur l’offre de coaching précédemment citée, par exemple, le forfait de dix séances est facturé 1300 euros. Une telle somme ne devrait être investie qu’après avoir médité son projet.

C’est pourquoi nous vous recommandons de commencer par la lecture d’un ouvrage de référence sur l’autocoaching, qui vous servira de préliminaire. A minima, il vous sera utile pour clarifier votre compréhension du coaching, apprendre à choisir votre coach, connaître les techniques particulières, vous poser les bonnes questions, etc. Au mieux… il vous permettra d’amorcer le changement sans aide extérieure ! Sur psychologies.com, vous trouverez d’ailleurs le témoignage d’une femme qui s’en est sortie via l’autocoaching, sans recours à un professionnel. Bon courage !

 

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One Comment

  • G. B. Shaw dit :

    Après la génération X, la Y puis la Z.
    Après le Samsung galaxy 6, le 7 puis le note 7 (il explose).
    Après le Havre – New York en une semaine, Paris New York en 11 heures, puis en six heures., bientôt arrivés avant de partir.
    Après le Français correct, le français, SMS côtoyant le gloobish insipide.
    Après la formation à ceci ou cela en 5 jours, la même en trois jours, puis en 1/2 journée, puis en 1 heure 05 minutes avec un MOOC quelconque.
    Tout plus vite, moins cher, plus simple, vide de substance.
    Et enfin (pour le moment) , l’autocoaching : vite, simple, zéro coût, fait par soi-même, favorisant le narcissisme ambiant des générations actuelles.
    Quelle est la suite du programme KISS (Keep It Simple and Stupid) selon le terme américain?

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