« On mange quoi à midi ? » En France, la pause déj continue d’occuper une place importante dans nos journées, et le choix du lieu qui nous fournira notre pitance en dit aussi long sur nos goûts culinaires que sur les préoccupations sociétales qui irriguent notre open space. On se penche sur les tendances food 2019 et le portrait qu’elles dessinent de nous en creux, ainsi que les opportunités qu’elles offrent aux employeurs.

On ne se refait pas : la France reste LE pays où il fait bon prendre le temps de déjeuner, comme le réaffirme une étude1 menée dans quatorze pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie. 77 % de Français consacrent plus de 30 minutes à leur déjeuner : des résultats qui invitent à intégrer cette « pause déj » dans les réflexions sur le bien-être au travail, et qui rappellent l’importance du repas comme créateur de lien social dans l’entreprise, puisque 47% des salariés choisissent de déjeuner avec leurs collègues2.

Non seulement ils prennent le temps, mais en plus ils ont envie d’en profiter et sont prêts à y mettre les moyens. Alors qu’à peine plus d’un quart des Français apportent leur nourriture de la maison, 76 % d’entre eux déjeunent au restaurant au moins une fois par semaine. Le choix de leurs bonnes adresses révèle des préoccupations sociétales de fond, comme le montre l’étude de la Fourchette publiée en début d’année sur les tendances food 20193.

Un tournant écologique pour séduire les consom’acteurs

Face aux préoccupations croissantes en matière d’environnement et de développement durable, les restaurateurs sont de plus en plus nombreux à adopter des pratiques plus vertueuses pour l’environnement. Redistribution des invendus, contenants écologiques ou réutilisables, utilisation des surplus de supermarchés pour préparer les plats du jour… autant d’initiatives qui fidélisent des clients heureux d’allier le bon dans l’assiette au bon pour la planète.

Une tendance qui encourage aussi les entreprises à proposer une offre de restauration responsable et durable, en valorisant ces initiatives auprès de collaborateurs de plus en plus soucieux des engagements RSE de leur employeur. Ils sont aujourd’hui près de 90%4 à juger légitime que leur entreprise s’engage dans la résolution des enjeux de développement durable : le message est clair !

Mention spéciale à tous ceux, restaurants, cafés et entreprises, qui ont (enfin) supprimé les pailles en plastique de leurs placards, et bravo à l’entreprise espagnole Sorbos, qui propose des pailles comestibles. Disponibles en huit goûts différents, elles constituent une alternative originale et écoresponsable à proposer aux consommateurs nostalgiques de ce genre de « moment paille » entre collègues.

Du naturel et du healthy à toutes les sauces !

Sur fond de scandales alimentaires, d’inquiétudes sur l’impact de notre alimentation sur notre santé, les Français veulent manger des produits sains qui leur font du bien, à la maison comme au bureau. Si plus de 30 % 1 privilégient désormais les labels bio lors de leurs courses alimentaires, ils sont aussi plus attentifs aux aliments transformés dans leurs assiettes. Ils cherchent du fait-maison, simple et bon, respectueux de leur corps comme de la planète. Une tendance qui s’illustre dans l’art culinaire du « Fresh Foraged Feasting », qui propose des produits frais, bio, non transformés et produits localement, présentés de la manière la plus simple possible pour valoriser leur aspect naturel.

Une autre nouveauté émerge des tendances recensées par La Fourchette : les consommateurs veulent manger des ingrédients réputés pour leurs bienfaits sur la santé. Recettes anti-fatigue, antistress, boosters d’énergie, etc. sont plébiscitées par les clients qui cherchent de nouvelles voies pour prendre soin d’eux sans pour autant tomber dans l’austérité alimentaire. Thé Macha, graines de chia, algues nori et consorts font ainsi une entrée remarquée au palmarès des ingrédients qui font basculer le choix des clients vers un plat plutôt qu’un autre, leur permettant d’allier l’utile à l’agréable.

Une assiette, certes, mais digitale de préférence

Au-delà d’une assiette bonne, saine, écoresponsable et imaginative (rien que ça), les clients attendent aussi une expérience différenciante.

Décoration, arts de la table, dressage des assiettes, parfums d’ambiance, la différence se joue autant dans l’assiette qu’autour de la table pour faire du repas un moment exceptionnel. Alors que plus d’un Français sur deux avoue prendre occasionnellement des photos à table5, la notion d’expérience globale est cruciale pour s’assurer une visibilité intéressante sur les réseaux sociaux.

Et avec plus de 30 % des salariés1 utilisantles outils numériques pour choisir où s’attabler, le digital joue un rôle important dans le choix d’une adresse où déjeuner avec ses collègues ou un client. Site web ergonomique, possibilité de réserver une table en ligne, voire de commander via une appli ou des menus disponibles sur tablette : autant de gadgets qui n’en sont pas puisqu’ils font gagner du temps aux consommateurs, et de l’argent aux restaurateurs en fluidifiant et optimisant tout le parcours client.

Employeurs : et si vous vous mettiez à table aussi ?

Ces différentes tendances invitent entreprises et espaces de travail partagés à repenser leur offre de restauration. Cela passe par des engagements RSE visibles, comme des menus bio et de saison proposés au réfectoire, la redistribution des surplus, des activités de team building en lien avec la gastronomie et les produits naturels, ou encore des réductions offertes aux consommateurs qui amènent leurs couverts ou tasses réutilisables. Si vous ne l’avez pas encore noté, on en profite pour vous rappeler que Nextdoor vous offre 10% de réduction sur votre boisson chaude si vous apportez votre tasse au bar.

À lire aussi : Zéro déchet au bureau, mode d’emploi

Misez aussi sur des fournisseurs implantés localement, et qui intègrent une dimension responsable dans la conception de leurs produits, par exemple la jeune start-up parisienne Le Cercle. Ce traiteur livre des plateaux repas, buffet et apéro dans des contenants réutilisables, et vient les récupérer à la fin de la journée. C’est beau, c’est bon, c’est original et c’est responsable. Le cocktail parfait pour épater vos clients et rassurer vos collaborateurs sur vos convictions RSE.

Les entreprises françaises qui, comme Nextdoor, visent une expansion internationale devront faire face à un défi supplémentaire. Comment exporter cette culture de la « bonne bouffe » doublée d’une dimension responsable dans des pays comme le Royaume-Uni ou la Belgique, où la commodité du repas prime sur le contenu de l’assiette ? Privilégier des producteurs locaux et développer son ancrage de proximité constitue une forme de réponse permettant d’adapter l’offre à chaque pays, afin de répondre au mieux aux attentes des travailleurs sur leur lieu de travail.   

Sur ce, on laissera le mot de la fin au regretté Joël Robuchon pour vous souhaiter…


Article rédigé par Clémentine Garnier pour
Nextdoor, Business Humanizer

1 – Source : sondage Edenred réalisé auprès de 2 500 salariés dans quatorze pays.
2 – Source : étude La Fourchette Les Français et la pause déjeuner, 2018
3 – Source : étude La Fourchette et Doxa sur les Tendances Food 2019, janvier 2019.
4 – Source : Troisième édition de L’Observatoire Salariés et entreprises responsables, septembre 2017.
5 – Source : étude « Les Français, l’art de la table et leur lien à la restauration », menée par Food Service Vision pour Tous au restaurant en 2018.

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