Lundi 15 avril, les toits de Notre-Dame de Paris se sont embrasés… et sa flèche s’est effondrée sous les yeux du monde entier, médusé. Une bien triste journée, qui trouvera sa place dans les livres d’histoire, tant cette vénérable cathédrale incarne la France, ses monuments et sa littérature.

Il y a pourtant une bonne nouvelle dans ce que nous venons d’écrire. Vous ne la voyez pas ?

Ce matin, chez Wojo comme partout, nous nous sommes tous réveillés consternés de découvrir la nef de Notre-Dame (tout un pan de notre histoire) ainsi décapitée ; désespérés d’imaginer le budget que va représenter sa reconstruction ; désolés de réaliser que plus personne n’y entrera avant des années…

Ok ok, n’en jetez plus !

On peut se dire que tout va tellement mal et ressasser : mais on peut aussi se focaliser sur l’élan de sympathie mondial (c’était notre bonne nouvelle) qu’a suscité cet incendie, prendre espoir quand on voit que les dons affluent déjà. Et se dire qu’il y a ainsi des sujets qui mettent tout le monde d’accord, quand bien même il s’agit d’un édifice religieux.

Il y a ceux qui pensent que les optimistes sont mal informés et que les natures heureuses sont soit naïves, soit stupides… que c’est pénible, ces gens qui s’échignent à ne voir que le verre à moitié plein. Pourtant c’est bien l’optimisme et lui seul qui permet d’être constructif et d’aller de l’avant : non seulement c’est une posture éminemment satisfaisante, mais c’est aussi et surtout une attitude qui permet de résoudre les problèmes (y compris de ceux qui râlent sans rien faire, anéantis par leur accablement).

Alors, pour s’entraîner à voir la vie en rose, voici trois raisons d’être optimistes et trois façons d’y parvenir.

Trois raisons de prôner l’optimisme

Aujourd’hui et demain, c’est mieux qu’hier

Tournez-vous et regardez derrière : c’était mieux avant, il n’y a plus de saison ! Allons bon, mais seriez-vous vraiment prêts à retourner… où, quand, exactement ? Avant internet ? Avant les vaccins ? Ou avant l’électricité ?

Non, ce n’était pas mieux avant (et on ne parlera pas du statut de la femme) : certaines choses l’étaient, mais beaucoup d’autres, non !

Ne nous laissons donc pas piéger parce que nous sommes mieux informés, notamment au sujet de tout ce qui se passe de pire alentours. Alors bien sûr, on pourrait retourner à hier matin quand Notre-Dame était indemne, mais au cours de son histoire, notre cathédrale en a vu bien d’autres. Et rappelons que sans l’intervention d’un certain Viollet-le-Duc, nous ne l’aurions même pas connue ! Un mal chasse l’autre ? Sans doute, mais les bonnes nouvelles aussi.

Le progrès, par définition, c’est positif

Ne soyons pas de mauvaise foi : même les plus pessimistes d’entre nous savent que le progrès ne peut être stoppé, parce que l’être humain a de la mémoire… Mais il n’est pas pour autant une chose linéaire et surtout, il n’est pas sans prix : c’est ce que nous avons découvert durement dès la Première Guerre Mondiale, puis de nouveau avec la Seconde*. Il est loin, l’enchantement de nos ancêtres des XVIIe puis XIXe qui voyaient dans toute innovation la promesse d’un avenir radieux.

Un exemple : l’intelligence artificielle (IA) ouvre un champ des possibles tellement vertigineux qu’il en fait peur. C’est vrai. Mais on peut aussi choisir d’être optimiste et reconnaître que l’IA va avant tout permettre de penser, calculer, réfléchir et résoudre nos problèmes… encore plus vite.

Et en matière de restauration des monuments historiques ? Elle aussi profite des dernières innovations. Les chantiers centenaires du Moyen-âge sont loin, et oui, vous vivrez assez longtemps pour revoir la flèche de Notre-Dame, aujourd’hui, on sait faire.

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Le collaboratif : une belle preuve d’optimisme

Et nous, dans tout ça ? Eh bien, non, nous ne sommes pas si moches et nos enfants ne sont pas si incultes que cela. Mais pourquoi diable ne nous parle-t-on pas plus souvent de ce qui va dans le bon sens ?

Au hasard, l’essor sans précédent du collaboratif sous toutes ses formes, depuis bientôt dix ans et tout ce qu’il incarne de vertueux. Il y a tout ce qui a trait à l’économie collaborative : moins de consommation outrancière, plus de recyclage, plus d’éthique, moins de pollution, mois de maltraitance humaine et animale. Mais il y a aussi a plus de partage entre les individus, plus d’aide à la décision, plus d’agilité. Des phénomènes comme le crowdsourcing par exemple, permettent de consulter des spécialistes du monde entier sur n’importe quel sujet, et de résoudre toutes sortes de problèmes (ou devrait-on dire, trouver des solutions).

Et justement, qui bénéficie de ces nouveaux usages ? Notre-Dame encore, qui en récolte déjà les fruits : pour participer à la collecte lancée dès le lundi 15 avril, rendez-vous-vous sur le site de la Fondation du Patrimoine (Reconstruction de Notre-Dame de Paris).

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Trois manières d’enrichir son optimisme

Alors, comment fait-on pour garder bon moral ? On se met en tête que le bonheur attire le bonheur, qu’il faut savoir se conditionner pour l’optimisme et surtout… qu’il est sain d’aspirer à être heureux !!!

Prenez soin de vous !

On a beau savoir que le bonheur au travail améliore la productivité, ou que pour être un bon parent il faut d’abord être heureux… nous peinons à assumer de prendre soin de nous-même. S’écouter serait donc plus complexe que se fouetter pour entrer dans un cadre qui ne nous convient pas ?

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Il est temps de dire stop et la tendance est là : pour vous y aider et vous donner à réfléchir, rendez-vous sur le site de « la Fabrique Spinoza (qui) s’est créée sur le double constat […] que le bonheur est une aspiration fondamentale, et malgré tout un sujet fréquemment relégué au second rang comme enjeu explicite de notre société (politique, entreprise, médias, citoyens) … ».

Faites le plein de nouvelles positives

Plutôt que de laisser nos bons vieux médias traditionnels décider pour nous de ce qui prime dans l’actualité, focalisez-vous « aussi » sur ce qui va bien : vous serez ébahi par l’ingéniosité, la volonté que nombre de nos semblables déploient chaque jour, pour résoudre des problèmes micro ou macro (de ceux qui pourraient changer la face d’un continent). Lisez Sparknews, qui se fait le relai des innovations qui vont dans le bon sens : jusqu’au 28 avril, Sparknews présente Earth Beats, un projet éditorial qui se propose d’aller au-delà des problèmes et de présenter les solutions locales pour mieux vivre sur notre planète.

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Et puis, attention à la façon dont vous lisez le monde, au sens propre comme au figuré.

Parlons de Notre-Dame encore : la toiture et la flèche s’en sont allées. Mais les voûtes ont tenu bon, la cathédrale est toujours là ! Grâce à la grande sagesse des pompiers français, qui n’ont pas écouté M. Trump, qui conseillait de balancer d’un coup des tonnes d’eau sur les voûtes déjà éprouvés par le feu : on vous a fait sourire ? Vous voyez…

Sortez à la rencontre des bonnes nouvelles

Pour finir, pour ne pas se désespérer sur le sort de l’humanité, le mieux est encore d’aller à sa rencontre : sortez et engagez la conversation ! Conférences, cours du soir, cafés philo… Il y a tout à gagner à côtoyer son prochain, échanger, partager, cela fait du bien !

Rejoignez un espace de coworking : la loi télétravail (une bonne nouvelle !) facilite la possibilité pour un collaborateur, qui le souhaite de télétravailler. Vous y croiserez toutes sortes de profils, de projets et concepts qui répondent à un besoin et se font fort d’améliorer nos vies. Rejoindre une communauté comme celle de Wojo, construite sur des valeurs de bienveillance, présente de nombreuses vertus. Mais encore, si l’état de la planète vous déprime, participez à des actions. Le site J’agis pour la nature recense des centaines d’initiatives disponibles en géolocalisation. Rien de tel que de sentir utile et prendre les problèmes à bras le corps.

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Ainsi parés, vous n’avez plus d’excuses : si Notre-Dame avait un esprit, elle attendrait de vous que vous vous attachiez à voir la vie du bon côté. Vous verrez que cela n’implique pas d’être naïf ou aveugle, bien au contraire : voir les choses en face et parvenir à se réjouir des bonnes choses, y attacher au moins autant d’attention qu’à ce qui cloche, c’est difficile. Autrement dit, les optimistes ont du mérite, eux aussi ! Mais en revanche, ils sont plus heureux, plus agréables à côtoyer, plus productifs… et plus utiles.

Alors, haut les cœurs !

Un article rédigé par Laëtitia Cognie,
pour
Wojo
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*Quand nos anciens ont réalisé que les fabuleuses innovations de la fin du XIXe avaient permis un massacre sans précédent ; même choc pour l’énergie atomique.

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