Chaque jour, lorsque nous nous rendons sur notre lieu de travail, mutiques et concentrés, nous croisons de bruyantes bandes d’ados : un entrain qui fait plaisir à voir, même si certains spécimens nous semblent venir d’un autre monde.
Ce matin, mutique et accrochée à mon café, j’observais mes deux ados se préparer (relativement) joyeusement pour aller au collège. Une idée en amenant une autre, j’ai réalisé que si mes jeunes gardent le sourire en cette rentrée, c’est grâce à leur façon d’appréhender et organiser leur quotidien. Et leurs usages ne sont pas sans me rappeler le coworking.

1 – Pas trop loin de chez soi

C’est drôle à quel point nous trouvons naturel que nos ados utilisent les transports en commun, le vélo ou la trottinette pour aller à l’école. Qu’il pleuve, qu’il vente ou en pleine canicule : ni le sac à dos de quelque 9 kg, ni l’absence de douche au collège ne sont des excuses recevables.

Si cela est à ce point inscrit dans les usages, ce n’est pas parce que les collégiens français n’ont pas encore leur permis. C’est parce que depuis 1963, la carte scolaire nous invite à confier nos enfants à l’établissement le plus proche de notre domicile. Pas bête.

Pour le coup, mes ados marchent ou trottinent au moins 2×25 min./jr avant de se visser sur leur chaise. Et moi, parent responsable, j’affirme que c’est bon pour eux et pour la planète.
Les coworkers qui n’hésitent pas à privilégier la mobilité douce et optent volontiers pour des espaces de travail à proximité ont la même agilité (et la même insouciance en cas de grève) : gain de temps, d’énergie, des émissions de C02 qui baissent en même temps qu’ils brûlent quelques calories…


2 – Coworking lol : faire partie d’une bande :

Quand je propose à mes enfants de les déposer au collège en voiture, ils ne veulent pas ! Mon ainée part aux aurores tant elle fait de détours pour passer prendre toutes ses copines : je faisais pareil. Le matin, on se racontait nos malheurs d’ados, partageait de bonnes astuces ou révisait en cœur l’interro d’anglais pour se donner du courage. Le soir, on se réconfortait en cas de mauvaises notes, faisait le point sur les devoirs à faire…

Une union bavarde qui faisait la force, incontestablement : évacuer, rire de la terreur ressentie au tableau, se vanter d’un 18/20 ou se sentir sécurisé par notre proximité avec les copains…

Là encore, je retrouve l’esprit du coworking et sa bienveillance, où l’on peut à loisir parler avec des alter ego, s’avouer ses faiblesses, tout comme se réjouir d’un succès. La discussion à bâtons rompus est une activité saine et nécessaire, qui permet aux idées, comme aux heureux hasards de jaillir. Quel que soit l’âge.

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3 – Travailler en groupe :

Je fais partie des parents qui encouragent leurs enfants à faire leurs devoirs à l’école, ou à la maison entre amis… un bon moyen d’éviter les crispations de 20h41, lorsque tout l’équilibre familial se retrouve en péril à cause d’un livre d’exos oublié.

Mais plus encore : réviser avec/au milieu des autres, sous la houlette d’un pion ou en compagnie d’un aîné qui a pigé la leçon, est bien plus efficace que se retrouver seul face à son bureau, avec le chat qui vous berce de ses coupables basses fréquences ou le poisson rouge qui tente de vous hypnotiser.

Travailler au milieu des autres dans un espace de travail partagé, mais pas nécessairement au milieu de ses collègues, permet de plus d’élargir ses horizons, confronter les points de vue et solliciter de l’aide sans réticence. Une saine émulation et beaucoup d’entraide, voilà le secret d’une année réussie : ce qui vaut pour les jeunes vaut aussi pour les grands.

4 – Profiter des activités sur place :

L’école propose à nos chéris des activités facultatives mais néanmoins édifiantes pendant la pause déjeuner ou le soir. La plupart d’entre nous incitent leur enfant à s’inscrire, car nous apprécions les temps de trajets ainsi optimisés et l’opportunité d’essayer une activité en toute simplicité. Les enfants y font la connaissance de leurs camarades des autres classes, et découvrent certains de leurs professeurs sous un autre jour.

Mêmes vertus dans les espaces de coworking qui sont nombreux à proposer des animations business ou festives souvent gratuites : l’occasion de faire des rencontres, s’intéresser à un domaine auquel on n’aurait pas nécessairement pensé ou inversement, pouvoir échanger directement avec un expert sur un sujet qui nous intéresse. Et tout ça, sur notre lieu de travail…

5 – Varier les positions de travail :

Cela nous agace. Et pourtant. Mon fils révise en marchant en rond dans sa chambre, ma fille avec la musique à fond. Tantôt allongés (pour ne pas dire, vautrés) dans le canapé, tantôt debout entre deux portes, parfois la tête en bas ou autres positions surréalistes pour ne pas déranger… le chat. « Et alors ? » me répondent-ils en cœur, « puisque les leçons sont apprises ». Et je ronchonne car je gage que les leçons seront mal apprises ou en plus de temps qu’il n’aurait été nécessaire… : mais au fond, qu’est-ce que j’en sais ?

Les espaces de coworking proposent toutes sortes de mobilier pour varier les positions de travail au fil de la journée : lutter contre les troubles musculosquelettiques, relancer la créativité ou vaincre la somnolence, procurer du bien-être. Les arguments sont légion, les coworkers apprécient et la productivité est au rendez-vous. Alors ?

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Alors, chers parents (et adultes en général), entre deux manif’ et avant la prochaine grève, nous aimerions donc vous inviter à imiter vos ados, profiter du beau temps pour vous rendre à pied ou à vélo dans l’un de nos 100 espaces de travail partagés (certains ont des terrasses et jardins) et découvrir ce qu’est le coworking !

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