Ce n’est plus un débat, les générations ultra-connectées et ultra-mobiles arrivent et cela ne s’arrêtera plus. Avec l’évolution de notre société, émerge aujourd’hui le besoin d’autonomie, de sens, ainsi que l’envie d’oser, d’entreprendre, de créer… Enfin, le collaboratif prend une place grandissante car il répond à un nouveau besoin, celui de co-opérer, de co-llaborer, de co… construire (l’économie collaborative en est une illustration).

Comment, dans ce contexte, rester « en phase » ? Est-ce seulement une question d’être toujours à la pointe des nouveaux outils ?

Ou plutôt d’apprendre autrement, de transmettre son savoir autrement, de travailler ensemble autrement ? Aujourd’hui la transmission du savoir s’appuie le plus souvent sur des logiques d’opposition : vieux/jeune, expert/nonsachant, formateur/apprenant, professeur/élève, etc. Or, grâce à l’étude des données liées, les ressources mises à disposition permettent un accès permanent à l’information, ce qui fait dire à certains que la transmission du savoir est ubérisée. Elle permet cependant une acquisition du savoir plus dynamique et plus autonome : un « tuto » bien fait sur Youtube vaut toutes les explications théoriques du monde, puisque cela permet de voir, d’entendre, d’interagir… Ces nouveaux modes d’apprentissage, dont les MOOC, mettent en avant l’utilisation de la technologie, laquelle est « au service de ».

Pourquoi parler d’une rupture technologique, alors que cette technologie permet de favoriser le « co »…

et surtout encourage à dépasser l’acquisition simple des connaissances, pour s’engager dans le co-apprentissage et la co-construction ?

Que pouvons-nous TOUS attendre de la transformation numérico-digitale ?

Elle offre la possibilité d’une co-llaboration qui, dans une même unité de lieu et de temps, pourrait permettre aux esprits de s’enrichir mutuellement et non plus se limiter à l’utilisation de son smartphone et à être présent sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas une idée d’industrialisation des pratiques, mais bien celle d’un échange de temps partagé, dans le but d’une acquisition mutualisée du savoir. Dans ce cadre, chacun ne pense plus outils mais co…, puisque ce partage de savoir se fait au bénéfice de tous, avec une contribution naturelle entre les différents participants. Finalement le plus gros risque est celui de ne pas s’inscrire dans le « co », et non celui de ne pas utiliser les outils, ou celui du soi-disant « choc digital ».

 

Roseline Desgroux & Sébastien Morizot Disruptive Coach & Digital Thinker, Nextdoor

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