VivaTech, jeudi 16 mai : nous avons écouté Caroline Faillet, codirigeante du cabinet Bolero, netnologue, spécialiste de la stratégie et du monde digital. Cela se passait dans l‘espace de coworking Wojo situé hall 1, stand 36 : pour ceux qui n’étaient pas là, nous vous livrons ici un aperçu de son intervention sur le leadership digital.

Bolero ?

Bolero, c’est une équipe de 50 Data analysts et consultants chevronnés qui « écoutent » le web en permanence, en quatorze langues et depuis 15 ans. Une expérience qui lui permet aujourd’hui d’avoir une lecture et une analyse sans égale de l’impact des choix stratégiques opérés par les entreprises sur internet.

Le cabinet a été créé sur une intuition forte : la révolution des usages qu’allaient permettre les révolutions digitales, en laissant le consommateur s’exprimer de façon directe. Et par conséquent, la nécessité absolue pour les entreprises d’être data driven.

Ce qu’une stratégie digitale n’est pas 

Une erreur commune consiste, selon Caroline Faillet à déployer des moyens dans une optique souvent court-termiste et confondre une stratégie digitale avec :

  • Les objectifs marketing, qui permettent certes de définir ses canaux pertinents, mais pas nécessairement en comprenant les usages de ses cibles,
  • Le plan média : maximiser son audience sur internet grâce aux campagnes d’acquisition, c’est bien et même indispensable. Mais, indépendamment du fait qu’elles sont payantes, négliger la recherche organique est une erreur (contrairement à ce que voudrait nous faire croire Google, qui ne nous invite qu’à mesurer la maturité de nos campagnes média…),
  • Le tunnel d’acquisition. Là encore, la démarche est incontournable, mais elle n’est qu’un moyen. Avoir les bons outils pour convertir ne doit pas se dispenser de se demander « Pourquoi ? » et « Pour quoi faire ? ».

Utiliser ainsi le digital, sans affiner sa stratégie, a trois principales conséquences :  

  • Peu à peu, on se retrouve à déployer un nouvel outil à chaque fois que l’on se fixe un nouvel objectif, occasionnant investissements inutiles, déperdition d’énergie, sans aucune garantie de toucher sa cible,
  • On n’utilise le digital que comme un canal de communication, en passant à côté du reste,  avec le risque de devenir dépendant des ressources allouées à sa présence sur le net,
  • Pour finir, l’entreprise se retrouve noyée sous une profusion de mails et campagnes à générer, en ayant perdu de vue… les attentes de ses clients !

Ce que doit être une stratégie

Il convient d’assurer les fondamentaux et construire une vision en imaginant aller plus loin.

  • D’abord, définir le territoire dont on veut être le leader digital : rendre notre marque visible, ainsi que les catégories de produits délivrés ; ensuite, sur quel marché sommes-nous positionnés et quels sont les besoins attenants ? Ces deux derniers axes s’inscrivant dans une stratégie à long terme de création de valeur,
  • Il faut également s’atteler à comprendre les attentes et segmenter les communautés. Pour cela, il faut savoir écouter le web. Seulement 11% d’internautes s’expriment : dans 10% des cas ils réagissent simplement, les 1% restants étant des leaders d’opinion.  Une manne qui permet de savoir ce qui se passe, ce qui intéresse, où sont les besoins… car l’âge, le sexe ou la catégorie socioprofessionnelle de vos clients n’a pas d’intérêt, comparés à ce qui les mobilise, ce qui les intéresse,
  • Comprendre les comportements et modéliser les parcours : il convient de connaître les usages de nos cibles, qui seront différentes selon les profils. Une démarche qui permet de se placer sur les bons touch points (= là où passent vos cibles) et se situer suffisamment tôt sur le parcours du client… ni trop tôt, ni trop tard.

Les quatre piliers du leadership digital selon Bolero

Cette réflexion opérée, il faut être en mesure de travailler à la fois sa réputation, sa puissance, son influence et les préférences de ses clients.

  • Soigner et sécuriser sa réputation, notamment en rationnalisant sa présence sur la toile,
  • Gagner en puissance, en construisant une plateforme qui devra devenir incontournable sur le parcours de ses cibles, et être considéré comme un site de référence,
  • Augmenter son influence, en animant les communautés, en repérant celles qui sont à risque et en veillant à créer le plus d’ambassadeurs possible,
  • Réfléchir à l’après, en pensant améliorations et /ou  innovations, afin de s’assurer de conserver la préférence de ses clients.

À propos de Caroline Faillet :

  • Caroline est l’auteure du livre de référence L’art de la guerre digitale (Dunod, 2016), qui porte sur les fondamentaux de la stratégie d’entreprise post révolutions numériques, et pour lequel elle est médaillée de l’Académie des Sciences Commerciales.
  • Son dernier ouvrage nous concerne tous : Décoder l’info : comment décrypter les Fakes News ? (Bréal 2018) est l’occasion de mesurer l’impact des jeux d’influence du web sur notre société et d’apprendre à lire au travers des campagnes abusives et/ou mensongères qui fleurissent sur la toile.

Nous avions reçu il y a quelques temps Caroline Faillet dans l’un de nos coworking Wojo. À lire aussi : Caroline Faillet : L’art de la guerre digitale

À ne pas manquer sur le stand Wojo

Demain dès 10h30, Mooncard,  Snowflake,, LA. SALLE.DE.SPORT with Reebok ,  POLD présente son ” catalyseur”. Samedi dès 10h30 : People Skills Partner : « ateliers d’innovation collective LegoSeriousPlay ».

Retrouvez le programme détaillé des interventions sur l’espace de coworking Wojo, où nous vous attendons avec impatience !

Vous avez besoin de vous asseoir, de travailler avec un bon café, de parler avec un client… Nous sommes là pour ça : notre stand est ouvert à tous, hall 1 stand L36 !

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Article rédigé par Laetitia Cognie pour
Wojo
Depuis le salon VivaTech.

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