Développement des compétences et de l’agilité, dynamisation des parcours, rayonnement de la marque employeur, mise en réseau d’une communauté de talents, flexibilité et sécurisation des emplois : la mobilité temporaire externe est un véritable levier de performance pour les entreprises et une source d’épanouissement pour les salariés.

Le monde accélère et les entreprises sont prises dans ce tourbillon : nouveau cadre législatif, accélération technologique, nouveaux modèles économiques, nouveaux métiers (selon une étude Dell/Institute for the Future, 85 % des métiers que nous exercerons en 2030 n’existent pas aujourd’hui), obsolescence de plus en plus rapide des compétences, etc.

Mais s’il y a bien une chose qui n’a pas évolué, c’est le statut de salarié. Celui-ci est toujours appréhendé comme une relation de subordination entre un employeur et une personne dont le périmètre d’évolution est strictement restreint à celui de l’entreprise qui
l’emploie. En signant un contrat de travail, vous rejoignez une entreprise dans laquelle vous êtes « enfermé », et la seule façon de découvrir une nouvelle culture pour continuer à progresser sera de démissionner.

Cette approche archaïque du salariat favorise l’immobilisme et n’est plus adaptée à ce monde en mouvement. Elle ne répond ni aux besoins d’agilité et de flexibilité des entreprises, ni aux aspirations des collaborateurs qui, elles aussi, ont évolué. Le taux de
désengagement de ces derniers atteint en France un niveau record de 91 % ! (1).

Une nouvelle vision du salariat

Pour répondre à ces enjeux, de nouveaux modes de travail voient le jour : le télétravail bien sûr, qui se développe de plus en plus, mais aussi les espaces de travail « partagés » qui apportent plus de liberté, de flexibilité et améliorentla « qualité de vie » grâce aux services proposés.

Certains prédisent même la fin du salariat : demain, tous indépendants ! Une théorie mise à mal par les dernières intentions d’embauches qui, selon l’enquête réalisée par Pôle Emploi et le Crédoc, battent un record en 2018 pour atteindre 2,35 millions de recrutements (en augmentation de 19 % par rapport à 2017).

Non, le salariat n’est pas mort, c’est un des piliers du modèle social français et il va rester le mode de travail largement dominant encore de longues années. Mais, dans ce contexte de profonds bouleversements, il est nécessaire de le rénover pour l’adapter aux attentes et aux besoins des entreprises et des collaborateurs.

Une nouvelle vision du salariat, c’est ce qu’offre Mobiliwork, avec la mobilité temporaire des salariés entre entreprises. Une vision « élargie » et dynamique qui permet à un salarié d’aller travailler temporairement dans une autre entreprise, tout en conservant son contrat de travail avec son employeur. Cette mobilité, véritable catalyseur d’agilité, ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises comme aux salariés.

La mobilité temporaire externe, une formule « Win-Win-Win »

Win pour les salariés, conscients d’évoluer dans un monde qui bouge de plus en plus vite et qui savent qu’ils n’occuperont pas les mêmes fonctions toute leur vie. Ils souhaitent travailler dans des entreprises qui les responsabilisent et leur donnent les moyens de développer leur employabilité. La mobilité temporaire externe dynamise leur parcours et répond parfaitement à leur quête de sens, d’autonomie et d’expériences diversifiées. En découvrant d’autres environnements, méthodes et outils de travail, les collaborateurs trouvent de nouvelles sources de motivation, développent leurs compétences et gagnent en agilité.

Win pour l’entreprise prêteuse, qui dispose là d’un outil d’attractivité et d’engagement de ses salariés. En proposant une « expérience collaborateur » enrichie, elle attire et fidélise ses talents. Grâce à la mobilité temporaire externe, une entreprise offre à ses employés des parcours diversifiés, avec des étapes leur permettant de s’enrichir de nouvelles expériences et de nouvelles compétences. Car n’oublions pas que ces derniers sont les moteurs du changement, de la transformation et de la performance de l’entreprise !
En cas de ralentissement de l’activité, cette mobilité permet également, par l’effet de la refacturation du coût du salarié à l’entreprise hôte, d’ajuster temporairement les charges de personnel tout en sécurisant les emplois et en conservant ses compétences. Elle est une véritable alternative au licenciement pour motif économique et à l’activité partielle. Un plan social coûte cher ; juridiquement, il implique le respect d’une procédure consultative longue et semée d’embûches ; enfin, en termes d’image et de climat social, il est souvent dévastateur. Alors pourquoi ne pas recourir à la mobilité temporaire externe en période difficile ?

Win pour l’entreprise hôte, qui accède à des compétences à un coût sans pareil et avec une souplesse inégalée pour accélérer sa croissance, travailler sur un projet spécifique, ou faire face à un pic d’activité, sans subir les affres de l’intérim ou du CDD.

Mobiliwork, la mobilité temporaire entre entreprises simple et sécurisée

Sans risque de perte de confidentialité ou de débauchage, avec des entreprises choisies, dans un cadre juridique sécurisé, partout en France et pour tout type de salariés, c’est ce que propose Mobiliwork grâce à sa plateforme web. Les entreprises peuvent notamment créer leur « groupe privé », communauté d’entreprises partenaires avec lesquelles elles souhaitent organiser la mobilité temporaire de leurs collaborateurs, publier ou rechercher des offres de missions ou des profils de salariés, et échanger via une messagerie interne. Mais cette approche novatrice du salariat génère nécessairement des interrogations.

C’est pour cela que, au-delà de sa plateforme digitale, Mobiliwork propose également un véritable accompagnement dans la réalisation des premières missions afin de lever toutes les réticences. Finalement, le seul frein qui reste au déploiement de cette mobilité est psychologique. Pour attirer les talents, proposer des carrières linéaires au sein de son propre périmètre ne suffit plus. Les entreprises doivent aujourd’hui élargir l’horizon professionnel de leurs collaborateurs avec de véritables parcours diversifiés pour les engager !

 

Le coin des juristes

La mobilité temporaire des salariés entre entreprises est régie par les articles L.8241-1 et L.8241-2 du Code du travail. À noter que, contrairement au CDD et à l’intérim, la loi ne pose aucune condition de recours ni aucune limite quant à la durée des mobilités. La première règle est que rien ne peut être imposé à un salarié. Il doit donner son accord exprès par la signature d’un avenant à son contrat de travail.

Il est totalement sécurisé, puisqu’il conserve donc son contrat de travail ainsi que l’ensemble des avantages qui s’y rattachent. Les deux entreprises doivent également conclure une convention de mise à disposition qui précise la durée de la mission, l’identité du salarié, sa qualification et les modalités de facturation.

La loi précise en effet que l’entreprise prêteuse facture à l’entreprise hôte les salaires, charges sociales et éventuels frais professionnels du collaborateur mis à dis- position. Aucune marge commerciale n’est permise. En revanche, l’Art. L. 8241-3 autorise une facturation partielle, voire nulle, en cas de mobilité temporaire d’un collaborateur de grand groupe vers une PME ou une start-up. Enfin, les représentants du personnel sont consultés et informés chaque année des conventions signées.

À ce formalisme très light, mais protecteur pour le salarié, s’ajoute la précision selon laquelle « à l’issue de sa mise à disposition, le salarié retrouve son poste de travail, ou un poste équivalent dans l’entreprise prêteuse sans que l’évolution de sa carrière, ou de sa rémunération soit affectée par la période de prêt ». De quoi rassurer toutes les parties prenantes sur le caractère sécurisé de cette mobilité !

 

Article rédigé par Jérôme Gonon,

résident Nextdoor Neuilly-sur-Seine
pour 
Nextdoor, Business Humanizer,

 

Contact :
www.mobiliwork.com
jerome.gonon@mobiliwork.com

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